dimanche 8 juin 2014

Gestion en bon père de famille ...


M. le Maire utilise le terme à outrance de "gestion en bon père de famille"  lors du Biache info de mai 2014, en vous leurrant sur sa gestion communale.
Il utilise le terme de gestion en « bon père de famille » repris dans notre programme des élections municipales mais se trompe sur sa définition et ne semble pas connaitre son contenu.

Définition d’une réelle gestion en « bon père de famille » 


Le budget de la commune, c’est comme notre budget familial. Nous avons des frais réguliers de fonctionnement nécessaires à la vie quotidienne (eau, gaz, électricité….) que nous finançons avec nos revenus mensuels, et des investissements comme l’achat de notre maison ou de notre voiture que nous finançons en partie par nos économies et en partie par un emprunt.
Comme dans notre budget, les frais de fonctionnement priment sur les dépenses d’investissement.

Une commune contrairement à l’état, a l’obligation d’équilibrer son budget, en fonctionnement comme en investissement. Elle ne peut pas emprunter pour équilibrer ses dépenses de fonctionnement ni pour rembourser le capital de sa dette. Elle ne peut emprunter que pour réaliser ses projets d’investissement. Elle doit donc générer des économies de fonctionnement lui permettant d’autofinancer en partie ses investissements.
 Mais elle doit aussi être au plus près de la réalité : elle a le  devoir de ne pas sous-estimer ni surestimer les dépenses .

Qu’en est-il à Biache ?

les chiffres proposés dans les budgets sont surestimés essentiellement pour la partie dépenses de fonctionnement.
 Rappelons l’obligation légale de l’équilibre budgétaire et surtout le principe selon lequel
« les recettes et dépenses doivent être estimées sincèrement, sans minoration ou majoration fictive.»


 Quelle est donc la véritable définition de « gestion en bon père de famille » ? je pense que la municipalité n’entend pas la même chose :

L’économie budgétaire est louable et même souhaitable pour une gestion saine et pérenne mais poussée à l’extrême celle-ci devient pernicieuse et dangereuse.

Une gestion en « bon père de famille » c’est :

- ne pas rechigner dans un soucis d’économie immédiate à l’entretien des infrastructures qui conduit à des dépenses bien plus coûteuses dans le futur car les travaux sont plus importants et plus élevés.
- réaliser un entretien consciencieux et régulier , nécessaire pour conserver en bon état et beaucoup moins frayeux que le remplacement  total et irrémédiable des infrastructures.
- gérer judicieusement afin de pouvoir prétendre aux subventions auxquelles toutes les communes sainement gérées, peuvent prétendre.
-investir pour enrichir le patrimoine de la collectivité et améliorer la qualité de vie des habitants : travaux de voirie ou de bâtiment, achat et renouvellement de matériel.

Le souci de ne pas dépenser à tout prix, d’économies inconsidérées a conduit à la mort de notre village ! ! !

Le budget primitif pour 2013 était  7 817 785€ en fonctionnement or nous savons que les dépenses n’ont été que de 3 015 515€. Soit une utilisation de 39% du budget primitif !!!

Cette situation est surprenante et inadmissible face aux nombreux dysfonctionnements et l’absence d’entretien régulier des infrastructures. Il ne s’agit absolument pas d’absence de moyens, comme sont malheureusement confrontées certaines communes,  mais d’une gestion minimaliste et une volonté de dépenser le moins possible !
(Comment expliquer l’absence de chauffage dans les bâtiments communaux  (salle de sport, écoles) sachant que le budget alloué n’est utilisé qu’à 64% : 323 000€ budgétés pour une utilisation à 207 000€ !!!)
  
Pourquoi ne pas prévoir au plus juste et consacrer une partie de l’excèdent vers la section  investissement ? sinon oui comme nous l’avons demandé à quoi bon ? Économiser pour économiser ????? l’excédent rapporte nous dit Mr le maire : combien exactement ?  uniquement 400k€ sont rémunérés sur 4 millions !!!!

Pour 2012 l’épargne nette représente 77% du poste « impôts locaux ». Ce rapport peut légitimement remettre en cause la politique fiscale de la commune puisqu'aucune véritable politique d’investissement ne valide la non utilisation du poste « impôts locaux » à hauteur de 77% !

le budget primitif pour 2014 est identique aux années précédentes. Mr le maire estime les dépenses de fonctionnement à  6 878 862 € . Comment expliquer cette hausse des dépenses ? Cette estimation n’est-elle pas une fois de plus surestimées ?
pourquoi ne pas augmenter les investissements plutôt qu’augmenter superficiellement la section fonctionnement ? Ne pouvons-nous pas transférer un montant plus important vers la section investissement et être au plus prêt sur la section fonctionnement ? Le budget investissement n’est que de 3 304282€.
L’ investissement est conçu pour profiter aux administrés quelques années voir à d’autres générations. Il peut être anormal que la charge de cet investissement n’incombe qu’aux habitants du moment. Avoir recours à l’emprunt n’est pas une absurdité mais un choix de financement judicieux et économiquement rentable, au vu des taux actuels (taux fixe Mr le maire…)

Quel que soit le montant de l’investissement, c’est la durée de son amortissement qui détermine son mode de financement : alors que les subventions et l’autofinancement sont supportés par la génération actuelle des contribuables, l’emprunt permet l’étalement de la charge sur plusieurs générations.
On privilégiera donc l’autofinancement pour réaliser des équipements dont la durée de vie est courte.
En revanche, pour les projets dont la durée de vie est plus longue, le recours à l’emprunt devra être favorisé en faisant correspondre l’amortissement financier avec l’amortissement technique du bien financé.
  
Le 2 Juin 2014, Rue du Général De Gaulle
Nous considérons que choisir de prendre des responsabilités dans une commune, c’est faire le choix de ne pas se laisser aller à la facilité de l’immobilisme !!!!!!!!!!!!!

Sans véritable volonté et politique d’investissement, pourquoi ne pas envisager, alors, la baisse des impôts pour les biachois ?

Nous vous assurons que nous restons présents, vigilants et déterminés pour défendre nos valeurs et celles partagées par ceux qui nous ont fait confiance.